Rencontre avec le pire enemi du voyageur…

Vision depuis le cimetière de PanguipulliMon problème de passeport est reglé, j´ai perdu deux jours… je reprends donc le récit de mon périple où je l´avais laissé, à savoir ma rencontre avec le pire enemi du voyageur. Et pour les questions, non, ce n´est pas la gastro, elle est la compagne du voyageur, lui rendant visite de manière régulière…

Pour relire l´article précédent et se rafraîchir la mémoire, rendez-vous ici :

Bonne lecture

Vendredi 20 février, Coñaripe, Region de los Rios, Chili :
4h : Viviane m’a dit de dormir dans la deuxième pièce qui était libre, merci à elle, car actuellement il pleut à verse dehors… Sur cette pensée, je m’endors.
9h : il pleut encore. Nous partons donc en voiture jusqu’à la maison de Javier.

Il me semble qu’il vient de se lever. Je me présente, lui explique pourquoi je suis ici. Il me confirme qu’il vient de se lever et me dit que sa femme dort encore, que ce serait mieux si je pouvais repasser dans deux heures.
Je regarde par la fenêtre, il pleut toujours, et nous sommes au milieu de la montagne. Je lui dis que cela me semble difficile car Viviane doit s’en aller et moi je dois prendre un bus dans la matinée.
Ne voulant pas attendre sous la pluie, je prends finalement son mail et nous échangerons de cette manière. Je retourne dans la voiture de Viviane, elle va me déposer à Coñaripe, car nous ne prenons pas la même route. Ils me disent que la réaction de Javier ne les étonne pas trop. En effet, lorsqu’il a fallu aller à l’étranger pour parler à une conférence, il était présent et l’a fait. Mais lorsqu’il s’agit de faire autre chose que parler devant un parterre de journaliste, il n’y a plus personne. Avis dur et tranchant qui vient corroborer ce que l’on m’avait dit. D’ailleurs, depuis trois semaines, il n’a toujours pas répondu aux différents mails que j’ai pu lui envoyer…
Carte de Panguipulli et des alentours10h : je suis à Coñaripe, et désire aller à Panguipulli. Je trouve les horaires, le prochain bus est à 12h30… Je suis d’humeur un peu morose, et attendre ici, sous la pluie, ne me plait pas. C’est là que que j’ai décidé de faire ce qui sera une énorme erreur : partir en auto-stop pour Panguipulli.
J’ai mon K-way sur moi et une protection de pluie sur mon sac de randonnée. Je marche depuis dix minutes lorsque quelqu’un me prend, il ne va pas trop loin, mais ce sera déjà ça.
Il m’avance de cinq kilomètres; au total, il y en a trente-sept.
Je me remets à marcher. Mon petit sac à dos, que je porte sur le devant doit être imperméable, mais il y a mon ordi et l’appareil photo dedans, alors… je ne suis pas trop rassuré. Je verrai en arrivant.
Quel temps de merde ! Vingt minutes que je marche, et je n’ai pas vu une voiture…
Quelqu’un m’appelle, je regarde, il me dit qu’il pleut – chose que j’avais vu – et qu’il n’y a personne qui passe par ici – merci – et que je ferai mieux de m’abriter sous les arbres pour attendre le bus. Ça je n’y avais pas pensé, et je crois qu’il est vain de continuer de marcher.
Je saute dans le fossé et dépose mes sacs sous les branches, j’ai envoyé une protection de pluie sur mon petit sac à dos. Le type, Paulo, me rejoint, une brique de vin dans une main, un verre dans l’autre. Il m’en propose, j’accepte car il fait froid, mais pas trop car je n’ai pas encore déjeuné.
On discute, il pleut toujours. Lorsque qu’une voiture passe, je me lève mais rien n’y fait, ce n’est pas mon jour.
Le temps passe, lentement, j’ai froid.

12h30 : le bus arrive, nous avons parlé deux heures et bu les deux litres de vin. Je fais signe au bus et vais chercher mon sac, dans la précipitation – pourquoi dans la précipitation, je ne sais pas car il ne serait pas parti sans moi – j’attrape mon gros sac à dos et la protection de pluie s’écrase contre mes jambes… Elles sont maintenant trempées, alors que, j’avais réussi à les protéger.
Je monte dans le bus, enlève mon K-way dégoulinant, ouvre mon sac, enfile ma deuxième polaire et m’assied.
Il y a un courant d’air froid, ça me glace les jambes. Encore 40 minutes de bus.
13h10 : je suis à Panguipulli, j’appelle Mauricio, le journaliste que j’ai rencontré à Santiago, dans les locaux de la télévision communautaire Señal 3 laVictoria.
Je marche jusque chez lui, c’est une maison qui fait chambre d’hôte et restaurant le midi. Il me donne une petite chambre où je pose mes sacs, je vais pouvoir me changer – ça fait du bien. J’ouvre mon sac à dos… J’avais bien fait de mettre mon appareil photo dans un sac plastique, l’ordi va bien, la sacoche est un peu humide, mais ça ira, et les papiers humides sècheront vite. Mon sac de rando, quant à lui, va bien sauf dans le bas, je sors mon duvet et le met à sécher…

Mauricio et le matéAhora quieren llevarse el agua

Je parle un peu avec Mauricio mais il doit aider sa mère au restaurant. Il me laisse visualiser le documentaire Ahorra quieren el agua (maintenant ils veulent l’eau) qu’il a réalisé avec Nanette et Franck – que j’ai rencontré en France et revu plusieurs fois, notamment à Santiago. Il est sur la lutte contre les centrales hydroélectriques.

16h : la soirée d’hier, avec Viviane et ses amis, était sympa mais mon expérience à L’eco-pueblo mauvaise.
Maintenant, j’attends pour aller manger car depuis ce matin, il y a plus de 7h, je n’ai bu que trois verres de vin et un thé à mon arrivé.

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Pas de diaporama cette fois-ci, car avec la pluie, céètait difficile, mais promis, dans le prochain, vous aurez des photos de Panguipulli.

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