Pizza, pluie, bar… bienvenue à Tucuman

Vendredi 3 avril 2009 : je suis à Tucuman, Argentine, dans le bus. Nous sommes à l’arrêt, devant nous, il y a une manifestation. Les drapeaux rouge et noir flottent dans le vent.
12 h : après avoir déposé mes affaires chez Benjamin, couchsurfeur qui me reçoit et tient un snack pizza, je pars faire un tour en ville. C’est joli, il y a des rues piétonnes, de beaux édifices. Le centre culturel propose une rétrospective sur un photographe de la ville. Plus de 30 ans de photoreportages qui sont affichés aux murs. Superbe.
22h : nous partons boire un verre pour rencontrer d’autres couchsurfeurs. J’apprends que nous sommes dans un bar autogéré qui fonctionne sous forme de coopérative. C’est-à-dire qu’il n’y a pas un patron, qui empochera les bénéfices et qui décide et gère tout, et des employés, qui sont payés au salaire minimum. La différence des salaires est faible et les bénéfices sont répartis entre les membres de la coopérative. Les décisions de gestion et de management sont prises en assemblées générales.
23h30 : Benjamin devait nous rejoindre, il n’est toujours pas là, nous partons danser.

2h : le lieu ferme. Toujours pas de Benjamin, que faire ? Je rentre et le réveille ? Deux couchsurfeurs me proposent de continuer. Pff… je suis un peu fatigué mais bon, pas trop le choix. Nous partons donc en after avec deux filles et un garçon qu’elles ont rencontrés. Le problème est que ce sont des soirées chez des gens, dans les jardins de superbes propriétés privées le plus souvent, donc il faut trouver où il y en a une.

3h : nous arrivons… nous avons bien galéré, je suis totalement démotivé…
5h : ça ferme, la police est dehors, il faut partir… Celle qui conduit me semble bien entamée, je la soupçonne d’avoir pris plus que de l’alcool. Après quinze minutes de négociation, il semble que je sois le seul à vouloir qu’une autre personne conduise… alors je monte dans la voiture, attache bien ma ceinture et essaye de ne pas râler jusqu’à ce que l’on arrive chez l’un d’eux.
7h30 : je me suis endormi sur un canapé. Ils sont tous partis sauf un allemand qui me propose de rentrer. Je dis oui, mais je n’ai plus de sous, alors je vais marcher… Il refuse et me dit qu’il paye le taxi. C’est un ingénieur télécom au salaire mirobolant semble-t-il, alors je dis oui. Si je l’avais su avant, nous aurions accepté sa proposition d’offrir une tournée lorsqu’on était en boite.

Samedi 4 avril, 16h : fatigué, je vais faire la sieste. Je me réveille, il y a de l’eau au sol. Merde, c’est quoi ça ? Une inondation ? Je sors de la chambre, le couloir est pareil. Je me souviens avoir rêvé d’une pluie énorme dans mon sommeil… oui, c’est bien ça, la rue et l’intérieur du snack aussi. Après avoir aidé à nettoyer, je prends quelques photos. J’en profite pour voir comment ils cuisinent les pizzas et tout.
22h : je cuisine des lasagnes et des crêpes pour le repas du soir. Lorsque l’on met le plat au four, Benjamin tente de la déplacer mais le plat passe entre les grilles et se renverse. Merde ! Quel boulet ! Quand on est pas cuistot, on prend pas d’initiative sans demander. Avec le cuistot, on se regarde. Ralala…Après quelques efforts, on arrive à tout remettre en place. Nous mangerons des lasagne al terremoto (au tremblement de terre).
00h : nous sortons en direction d’une petite rue où nous allons voir un concert de reggae super sympa dans un petit hangar.
4h : je vais me coucher, je n’ai presque pas dormi la nuit dernière, et je prends le bus en fin de matinée demain. Direction Taffi del Valle et d’autres petits bleds. Je vais faire la route jusqu’à Salta en plusieurs jours.

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Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Un petit coucou, où que tu sois, je lis tes histoires comme une enfant avant de dormir, merci pour le voyage!

    Hâte d’aller danser à ton retour 🙂

    Bisous

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