Manif à Cuzco, et départ pour l’église catholique militante !!!

Le président du Pérou, aux mains des Etats Unis, responsable du massacre des indigènes à Bagua, PérouMercredi 8 juillet 2009, Cuzco, Pérou, 11h30 : je viens de laisser l’ordi à l’hostal, j’ai récupéré mon appareil photo et pars en centre ville voir si je croise quelque chose qui ressemble à une mobilisation.
J’arrive à la Plaza de Armas, la place centrale, il y a une manifestation. Je suis content, car je ne savais pas où cela se passerait ni quelle forme prendrait la mobilisation.
Je parcours le cortège puis décide de prendre des photos. Une bonne chose, c’est que les communautés Quechuas et paysannes sont présentes. À quoi s’ajoute évidemment différents syndicats ouvriers. Par contre, que c’est calme… Chaque groupe forme deux files indiennes. Pas de cris, peu de chants. Mince alors !
Bon, je continue et tombe sur un mur recouvert d’affiche, je m’approche. Quelle bonne idée !! ici, ont été placardés de nombreux écrits, informations et caricatures. En effet, de nombreuses personnes ne sont pas au courant de la situation, notamment les touristes. Certains m’ont raconté être parti de Puno en direction de Cuzco et se sont retrouvés bloqués deux jours ainsi, alors que rien ne leur avait été dit des mouvements sociaux par leur agence de voyage…

Présentaion des responsabilité de l'Etat dans la vente des ressources du pays

Manifestation, Cuzco, PérouJe retourne sur la place. Où sont les manifestants ? Lorsqu’ils arrivent, ils ne s’arrêtent pas pour pour former une masse, non, ils se dispersent…Quel dommage. Malgré le fait que les paysans et les indigènes soient là, qu’il y ait des informations sur les murs, la manifestation qui est assez longue, semble petite car pas de vie, pas de rassemblement à la fin…
La manifestation qui dure depuis quelques heures ne semble être dense, peut-être parce qu’elle n’est pas animée.
Tant pis.

12h50 : ça se termine. Lorsque je demande, on me dit qu’il n’y aura rien d’autre. Dommage, je repars bosser à mon hostal.

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Police, Cuzco, Pérou

Enfant, Cuzco, PérouJeudi 9 juillet, 8h : je me lève, me douche, fais mon sac et pars.
9h : je suis à la bibliothèque, mon blog ne fonctionne toujours pas. Les gens peuvent lire mes articles mais je ne peux pas en ajouter.
Je suis en contact via Internet avec Quentin, ami informaticien et metteur en scène, mais actuellement, c’est sa première qualité qui m’intéresse plus. Nous travaillons ensemble pour résoudre le problème.
11h : ça marche !!! J’ai même pu poster un nouvel article. T’es un chef Quentin.
11h30 : je pars chercher un endroit pour manger, car avec tout ça, je n’ai pas déjeuné. Je passe aussi à l’office de tourisme pour savoir s’il est possible d’aller jusqu’à Checacupe où je veux rencontrer le Père Alain. Un Français qui travaille depuis une trentaine d’années avec les populations locales.

13h : je suis au terminal. Il manque encore quelques personnes pour que le bus parte.
13h30 : on y va. Je ne sais pas quand descendre, une personne m’a dit qu’il y avait deux heures de voyage et une autre quatre…

15h40 : j’arrive à Checacupe. Je demande où trouver el Padre Alan
15h50 : me voilà au presbytère. Comme il me l’avait annoncé, il est en réunion. Il arrivera dans une petite heure.
J’en profite pour écrire mon journal et apprécier la tranquillité du lieu.

Checacupe, PérouVendredi 10 juillet 2009, Checacupe, Pérou, 6h45 : le réveil sonne. Je me lève. Avec Alain et Jean, autre curé français, nous déjeunons puis je prépare les photos que je veux envoyer sur Internet pour mon prochain article.
8h30 : on part en direction de Sicuany, où moi j’irai sur Internet pendant qu’il règlerons des affaires administratives. Sur le chemin, il me montre le site archéologique de Rachqui, lieu où s’effectuent de nombreuses danses Incas.
11h : deux heures !! il m’a fallu plus de deux heures pour mettre mon article en ligne et envoyer les photos. Et encore, je n’ai pas tout uploadé car il me fallait rejoindre Alain.
Par contre, bonne nouvelle. Rémi, de l’association Les Productions Sourdes qui soutient mon projet, a trouvé un lieu pour exposer du 28 août à la fin septembre. Il s’agit du café Délys à la gare de l’Est, 5 rue des deux gares, 75010 Paris, pour être précis. C’est génial, première exposition en France concernant le projet (H)ombres. Vernissage mardi 2 septembre au soir, jour de mon retour !!!

12h : nous rentrons avec Alain, Jean est resté à Sicuany. Sur le chemin du retour, il me parle d’un de ses amis à Juliaca qui pourrait m’accompagner sur le Lac Titicaca. C’est toujours plus agréable d’y aller avec quelqu’un du coin. L’idée serait de dormir une nuit dans une famille.
Donc, pour résumer, je dois être au plus tard mardi soir à La Paz, Bolivie, pour retrouver Audrey avec qui j’irai dans la région de Pando, dans le nord-ouest bolivien, où elle va travailler avec des communautés. Ensuite, du 24 au 27, il y a la Marabarosa à La Paz, grande féria où se retrouvent des centaines d’artisans – je m’apercevrai plus tard qu’il s’agit en fait de tout autre chose..
La question est de savoir quand aller sur le Lac Titicaca ? maintenant ou fin juillet ? Si je pars demain pour Juliaca, je peux passer mon dimanche et lundi sur le lac et arriver en Bolivie le soir. Pourquoi pas. Mais cela veut dire que je quitte déjà le Père Alain, sans avoir vu tout son travail avec les populations locales comme la construction d’une radio, la mise en place de potagers avec des ateliers pour apprendre la culture des légumes…

De toute façon, il est occupé ce week-end. Par contre, début août, il va vers Macusani, là où il travaillait avant, pour voir comment évoluent les projets mis en place. Pourquoi ne pas revenir à cette période ? Oui, c’est une bonne idée, il faut juste que je vois le temps de transport depuis La Paz, mais ce ne doit être qu’une douzaine d’heure, c’est faisable.

15h : après un bon repas avec salade, choux fleur et fromage, c’est décidé, demain matin je pars pour Juliaca, et en chemin je m’arrête à Rachqui.
Je lave mon linge, fais une mini-sieste et pars me promener.
Ladrillos (brique de terre et d'eau sèchées au soleil) pour la construction de la radio. Checacupe, Pérou16h : je suis en train de monter en haut de la colline, je vais voir où ils vont installer le local de la radio, en effet, il est maintenant interdit d’avoir une antenne en ville, donc ils l’installent là-bas, en haut.
Tout d’un coup, au milieu du calme de la montagne, mon téléphone sonne. C’est quelqu’un qui cherchait à contacter Franz, celui qui m’a prêté le portable, je raccroche et continue de marcher.
J’arrive en haut et croise un troupeau de brebis qui descend et la femme qui les guide. On se dit bonjour, et elle me parle en quechua, dur de comprendre…
16h30 : je suis au niveau des adobes (=briques faites d’un mélange de terre et d’eau séchées au soleil) qui serviront pour la construction du local de la radio. Au loin, je vois une autre femme descendre, avec son âne. On se dit bonjour et elle me parle en quechua, elle aussi. Je demande pardon et elle me dit quelque chose que je comprends comme être Pumac, c’est-à-dire puma. Je lui demande s’il y a des pumas et s’il faut descendre, elle me répond que oui, alors je commence à descendre.
Ma balade aura été courte.

19h : on appelle a Juliaca pour que je sois hébergé demain soir en vue d’aller dimanche sur le lac Titicaca.
Puis nous prenons l’apéro, enfin, ils prennent du whisky et moi un grog (thé et whisky) car j’ai un peu mal à la gorge. Nous discutons.

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