Fini le Pérou, direction la Bolivie…

Lundi 13 juillet, 15h : quelqu’un m’annonce qu’il n’y a pas de bus après 15h pour la Bolivie. C’est quoi cette blague ?

Lorsque le bateau accoste, avec Emerick et Julien, on va à la gare routière.
15h20 : effectivement, le dernier bus part à 15h. L’autre possibilité est de prendre un minibus mais ce sont ceux qui s’arrêtent partout, alors comme il y a deux heure au moins jusqu’à la frontière puis encore trois jusqu’à La Paz, avec celui-ci je mettrai beaucoup plus de temps….
Bon, je décide de rester dormir ici. Pff, ça me soûle.
Nous partons dans l’hôtel de mes deux compatriotes.
16h : de retour sur internet, je vérifie mes mails, informe Audrey que je n’arriverai pas aujourd’hui, puis part manger un petit morceau.
19h : nous sortons. On se rachète un petit sandwich, des hamburger à 1,50 soles bien bons. Puis on rejoins un groupe d’étasuniens dans un bar. On boira quelques verres et rentrera se coucher. Le bus est à 7h30, il s’agit de ne pas le rater.

Lac Titicaca.

Mardi 14 juillet, 6h30 : on part au marché acheter de quoi déjeuner. On achète du beurre, de la confiture et du pain puis on boit un jus de fruit chez une vendeuse. Ils sont bons, et préparés directement sur commande.
7h30 : le bus part, on attaque le petit déjeuner.

10h40 : on arrive à la frontière. Mon visa est expiré depuis quelques jours, mais à Cuzco, on m’a dit qu’il n’y aurait qu’un petit supplément à payer.
Je viens de passer devant la police, pas de problème. Direction l’immigration, il y a déjà pas mal de monde.
C’est à moi. La personnes regarde mon passeport, me regarde. Je lui dis qu’à Cuzco on m’a informé que je pouvais passer si je payais un petit supplément. Elle confirme. Comptons le nombre de jours en plus… Huit, avec un dollar par jour, cela fait $8, soit 24 soles. Mais à cela s’ajoute 29 soles de paperasses. Pardon ?
Jamais on ne m’a parler de ceci. Oui, c’est à la frontière qu’on les paye, mais si vous voulez, vous allez payer directement à la banque et il ne vous seront pas prélevés. Mais la première banque est à deux kilomètres en arrière… Le temps d’y aller, de revenir, je perdrai mon bus et devrai en prendre un autre, ce qui au final sera plus cher.
Donc, il faut savoir qu’au Pérou, le visa touristique peut varier entre deux et 180 jours, alors lorsque vous arriver, demandez le maximum, c’est le même prix, car ensuite il semble impossible de modifier le nombre de jours… Par exemple, mes voisins, eux n’ont pas fait attention, on leur a donné deux jours seulement, et ils sont rester un mois… J’espère qu’ils arriveront à s’arranger, parce que c’est tout de même un système un peu pourri.
Quelle merde ! Bon, n’ayant pas le choix, je paye. Par contre, je n’ai plus de soles, j’avais prévu de garder juste le nécessaire… Alors, j’emprunte à mes deux compagnons, je les rembourserai en bolivianos, la monnaie de Bolivie. Je paye et on passe côté bolivien.

Ici, on traverse à pied, les bus péruvien n’ont pas le droit de circuler en Bolivie et vice-versa. On fait tamponner le passeport. Ici, à la frontière, on donne trente jours, pour avoir plus, il faut passer au service d’immigration dans une grande ville, c’est gratuit.

Lac Titicaca12h : on a changé d’heure – il est 13h au Pérou –, le bus s’arrête à Copacabana. Je n’ai pas assez de soles, alors moi, je descends là, je prendrai un bus local jusqu’à La Paz, c’est moins cher. Nous partons à la recherche d’un distributeur.

Malheureusement, celui que nous trouvons n’accepte pas les cartes visas… Oui, le lonely planet nous confirme qu’il n’y en a pas ici… Il faut passer par les maisons de change. Mais moi, je n’ai plus de tune… Pff, bon bah, je réemprunte à Julien… On part manger, puis moi je prends mon petit bus pendant qu’ils retournent prendre leur car.

15h30 : je suis à La Paz, je ne sais pas trop où, mais j’y suis. J’appelle Audrey, elle me fixe rendez-vous pas trop loin de là, devant l’église San Francisco, et on s’y rejoint afin d’aller chez elle.
Hummm, il y a du pain et du fromage qui a du goût, accompagné de tomates, quel régal.

17h : je pars voir mes mails pour donner rdv aux deux français. On se retrouvera vers 20h30. Et je retourne chez Audrey où deux autre français sont de passage, Alex et Yann. Ils ont aussi passé trois mois au Pérou.
20h : on part rejoindre les autres. C’est étrange d’être entre français, ça fait bizarre, on se sent étranger, ou plutôt distant du pays. Nous mangeons ensemble, je rembourse Julien. Puis après le repas, mes ex-compagnons rentre dormir, et nous nous partons dans un bar où il y a un concert de percussions.

22h30 : en fait, il y a un DJ… Mais il semblerait qu’après un groupe va jouer.

on the road again

Mercredi 15 juillet, 00h30 : ça commence, il était temps. Un iranien et une pazenienne – habitante de La Paz – nous ont rejoint. On danse, discute, boit…
4h : on rentre.

11h : je me lève, bosse un peu puis pars manger.
Plus tard, nous irons bosser dans un café possédant le wifi.
En ce moment, on fête les deux cent ans d’indépendance de la Bolivie, c’est fête nationale. En rentrant, on regarde un peu le défilé.
22h30 : on part à la marabalosa, cette fête dont m’avait parlé Evaristol, le colombien rencontré à Cuzco. En fait, il s’était trompé, c’est en ce moment, et ce n’est pas une rencontre d’artisans, mais de jongleurs et autres artistes de rue… Ça met du temps à commencer, puis ça part. Spectacle de danse, clowns, jonglage… c’est bien sympa, juste, il fait un peu froid…

Calle del Carbon, la Paz, BolivieJeudi 16 juillet : on rentre. Une fois à la maison, on s’aperçoit qu’il est 5h du matin. Merde, ça a duré plus longtemps qu’on ne pensait.
13h : je me lève, un peu dans le coaltar. De nouveau je bosse, il me faut écrire mes articles pour les envoyer à Julie… J’ai repris du retard… puis on part bosser dans le café.

19h : marre de bosser, on va au cinéma. Cela fait bien deux mois que je n’y suis pas aller… Quel bonheur d’y retourner. Bon, par contre on va voir ce qu’il y a… Harry Potter ou Transformer 2… On choisit le premier. Divertissement sympathique, mais qui ne casse pas des barre. Enfin, on s’est fait un film.
21h30 : on rentre, puis on part chercher à manger. Il faut savoir qu’en Bolivie, c’est l’inverse de l’Argentine. Ici les restaurants ferment super tôt. À 22h il est dur de trouver quelque chose. On va marcher presque une heure pour finalement aller chez une vendeuse de sandwich où va souvent Audrey. Puis on rentre. Le ciné a réveillé les envies !!! On décide de se regarder un petit film.
Alors que peut on voir ? Après discussion et hésitation, nous regarderons Les vacances de Monsieur Hulot, c’est bien marrant. Par contre, on est tous HS, donc je ne sais pas si quelqu’un a tout vu. Moi il me manque 5 minutes, vers la fin…

Vendredi 17 juillet : aujourd’hui, on va rencontrer Gloria, la directrice d’Audrey ainsi que Pamela, la cadreuse. Je suis content. Car il semblerait qu’il ne sera pas possible de partir cette fois-ci dans la région de Pando, mais s’ils me donnent des contacts, je m’y rendrai seul.
19h : on se retrouve pour manger. C’est le dernier repas qu’elles passeront ensemble, Audrey part lundi, alors elle a décidé de les inviter. Nous mangeons dans un restaurant argentin. C’est à dire viande, viande et viande. Plus précisément, asado, que l’on pourrait traduire par barbecue. C’est un régal, on mange pour plus que notre faim, à un prix un peu élevé pour la Bolivie mais qui représente 4€ par personne…
22h : on passe chercher Alex et Yann, puis nous partons tous les cinq dans un bar, La gota de Agua, où il y a des concerts de musique typique. Et l’intéressant, c’est qu’il n’est pas trop envahi par les touristes, alors on a le plaisir de regarder les gens danser. Puis, on s’y met aussi. Alcool, danse, rire et discussions intéressantes, que demander de plus ?

La Paz, BolivieSamedi 18 juillet : comme tous les jours, je vais dans un café qui a le wifi pour envoyer mes articles, et me remettre en contact avec le monde. À Checacupe et Titicaca, il n’y avait pas internet…
Dans l’après midi, je pars m’acheter une clef usb. C’est étrange, en Amérique du sud, les produits informatiques sont plus chers qu’en France. À Lima je voulais prendre un disque dur externe pour sauvegarder mes photos – j’en ai environ 150go – mais ils étaient 30% plus chers que chez nous… Alors, le payer le même prix ne me gênerait pas mais là tout de même…
Finalement, je trouve une clé de 16go à 170 bs (bolivianos, la monnaie bolivienne, soit environ 19€), le même prix que rue Montgallet à Paris, alors je la prends, car d’autres la propose à 250 ou 280bs. Je rentre donc content. Yan et Alex sont tentés, leur clé usb de 2go est pleine. Je leur indique le magasin et ils y vont.
Ils reviennent plus tard en me disant que ma clef est fausse, c’est une copie. En fait, elle indique 16go, mais les données au delà du premier gigaoctet sont inaccessible. Quoi ? Je suis justement en train d’envoyer des photos pour les sauvegarder sur l’ordi d’Audrey. Je vérifie. Merde !!! Je me suis fait entuber…

.

.

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous et soyez informé par mail des prochains…

.

.

.

Diaporama : Plein écran

.

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bonjour Jérémie,

    C’est la fin du voyage. Et quel voyage !

    Merci de nous avoir fait découvrir des lieux, des personnes et des sujets très intéressants.
    Merci d’avoir partagé tes aventures (parfois on avait peur pour toi), tes rencontres (toutes intéressantes, quelques une émouvantes), enfin merci pour la sincérité de tes réflexions.

    Bonne préparation de retour et bon atterrissage en France. Celles et ceux qui nous trouvons à Paris aurons la chance de te revoir rapidement. Espérons que nous serons à la hauteur pour entendre ce que tu auras vécu.

    Bon voyage, cette fois-ci, de retour

    Carlos.

  2. Merci.

    MAis sache que le voyage n’est pas fini, même si moi je reviens en France, d’une part, les expos et conférence me feront continuer cette aventure. D’autre part, sur le carnet de voyage, nous ne sommes que fin juillet. Il y a encore un mois de voyage, de galère, d’amusement, d’oublis, de rencontres…

    Jérémie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *