De l’Amazonie bolivienne à l’Altiplano péruvien

San Ignacio, Beni, LaPazMardi 28 juillet 2009, San Ignacio, Bolivie, 8h : direction là où aura lieu el jocheo, le lâché de taureau. Nous allons interviewer ceux qui organisent l’événement et sont en train de tout mettre en place. Dans la matinée, devrait aussi arriver un des ministres du gouvernement pour lancer les festivités et inaugurer une nouvelle route goudronnée qui permettra de se rendre à La Paz.
10h : le soleil tape déjà, je m’assois devant l’église pour bouquiner. Audrey, qui m’a reçu à La Paz, m’a prêté J’avoue que j’ai vécu, sorte d’autobiographie de Pablo Neruda. Très bon livre.
13h : la cérémonie du ministre commence enfin. Comme le soleil est au zénith, et qu’il fait chaud, je pars pour je m’éclipse pour aller manger.

San Ignacio, Beni, LaPaz San Ignacio, Beni, LaPaz San Ignacio, Beni, LaPaz

15h : on décide de rester ici cette nuit, et de rentrer demain à Trinidad, ainsi nous pourrons interviewer une asso religieuse dont le message à l’entrée me plait bien : L’histoire a été écrite par une main blanche masculine de la classe dominante. La perspective des vaincus est différente. On a essayé d’effacer de leur mémoire le souvenir des combats. Ceci les prive d’une source d’énergie, de la volonté de rébellion. Le texte est signé Gustave Guiterez, fondateur de la Théologie de la Libération. De plus, il y a une exposition photographique très intéressante.

20090728_Beni_013_-_Jérémie_WACH-CHASTEL

18h : j’appelle pour réserver un billet d’avion de retour, mais personne ne répond.
19h : je vais sur Internet.
20 h : le courant de la ville saute, et sans courant… pas d’Internet. Dommage.
20h30 : à l’hôtel, je mets mon ordinateur à recharger. L’intensité de la lumière baisse dangereusement. Je débranche l’ordi.
21h : ils coupent le générateur électrique. Je me douche dans le noir.

Couché de soleil, San Ignacio, Beni, LaPaz

2ème fleuve traversé, Beni, BolivieMercredi 29 juillet, 8h : les autres sont partis faire leur interview, moi, téléphoner pour réserver mon billet pour tout à l’heure.
8h30 : j’ai un avion à 12h15, il faut arriver avant 11h pour qu’ils ne revendent pas la réservation.
9h30 : Je pars chercher les autres.
10h : ils étaient venus à ma rencontre mais par un autre chemin. On se retrouvera à l’hôtel. Nous avons une heure de route jusqu’à Trinidad.
10h15 : nous partons.

11h10 : le bateau qui nous fait traverser le fleuve s’est bloqué dans un arbre mort. Merde, l’heure tourne.
11h20 : on repart.

11h50 : nous sommes à l’aéroport. Les filles ont leur avion à 12h45, en fait on avait le temps. Je fais la queue, mon billet est encore réservé. Elles s’en vont faire une dernière interview. Je m’enregistre, la personne me dit de me dépêcher car mon avion va partir. Pardon ? Oui, vous, vous décollez à 12h15.

13h20 : La Paz. L’arrivée en avion est magnifique, on survole les montagnes et La Paz apparaît au milieu de tout cela. Je récupère mes bagages, m’assois et sors mon ordi pour travailler et attendre les filles.
14h15 : toujours rien, les aurai-je ratées ? Je décide d’aller téléphoner. En fait, elles ont raté leur avion… Je pars me chercher une chambre et bosser.

20h30 : je rejoins Pamela et on part manger ensemble. Gloria est en réunion.

Jeudi 30 juillet, 8h : je pars à la Feria del 16 de Julio, énorme marché qui à lieu à l’Alto, la ville qui surplombe La Paz. Ceci se déroule tous les jeudis et dimanches.


Afficher Feria del 16 de Julio, El Alto, Bolivie sur une carte plus grande

C’est gigantesque, je ne ferai qu’une allée, mais il y aurait de quoi y passer deux jours entiers. C’est dans toutes les rues du centre soit 3km sur 3, environ.
20h : je pars manger avec un Français de mon hôtel, Robinson. Très sympa. On retrouve un autre groupe de français au resto. Depuis mi-juillet, c’est l’invasion, il y en a partout… Les trois demoiselles avec qui nous mangerons sont des cyclistes qui parcours l’Amérique du Sud en Triplette (http://velogourmand.wordpress.com)
23h : nous allons voir un concert de percussions au TTKos. Vraiment sympa.

Vendredi 31 juillet, 3h30 : ça se termine. Quelqu’un dit qu’il connaît un autre lieu, allons-y.
4h : en fait, c’est une boîte à gringos où ils passent Shaina Twain et des trucs du genre… Ceux de mon hôtel rentrent. Je décide de rester un peu avec d’autres personnes.
5h : on abandonne, c’est vraiment trop nul. Nous sommes venus en taxi, il faut repartir en taxi seulement nous ne savons pas à quelle distance nous habitons les uns des autres. Ils me proposent de dormir chez eux, ce sera plus simple.

5h30 : je m’allonge sur le canapé de la maison. J’apprendrai plus tard que cette appartement est une maison/squat couchsurfing. Dans le salon, il y a, au sol, sept matelas où dorment dix personnes. Les proprios ont leur propre chambre.

CouchSurfing, LaPaz, Bolivie CouchSurfing, LaPaz, Bolivie

9h30 : cela fait une heure que je bosse. Ils me proposent de m’installer ici. Je pars chercher mes affaires, ce sera toujours cela d’économisé.
13h30 : on part manger et on croise Robinson, et ceux de l’hôtel.
17h : je rentre bosser.
18h30 : je me rends à la fête de départ d’une personne de la coloc.
19h10 : je suis devant l’adresse que j’ai noté mais il y a une boucherie à droite et un coiffeur à gauche. Mince, j’ai dû encore me tromper en notant le numéro, car moi, je cherche un centre culturel. Bon, je redescends la rue en regardant partout.

19h50 : je n’ai pas trouvé. J’abandonne et rejoins Pamela pour aller au cinéma.
20h40 : quel bonheur, cela fait longtemps que je n’y suis pas allé. Nous voyons Frost vs Nixon.


Afficher La Paz, Bolivie – Juliaca, Pérou sur une carte plus grande

Samedi 1er août, 12h : je pars en direction du Pérou, de Juliaca. Pour aller retrouver l’ethnologue et rencontrer les mineurs et éleveurs d’alpacas.
12h20 : je suis au terminal, mon bus est à 14h.
17h : c’est plus long que je ne pensais… Nous ne sommes même pas à Cochabamba.
21h30 : je suis à Puno, Pérou. Il y a encore une heure de bus pour arriver à Juliaca. Je me souviens des mots du curé qui me disait qu’à Juliaca, il est déconseillé de se balader la nuit. Alors arriver avec mes trois gros sacs…. J’appelle Wilfredo qui me conseille, aussi, de dormir à Puno et de venir au matin. Je pars chercher un hôtel.

Dimanche 2 août, 8h : je sors déjeuner. Un bon jus de quinoa chaud avec un sandwich à l’avocat. Un régal
9h : je prends le bus pour Juliaca.
11h30 : j’arrive, un mal de ventre m’a pris. Nous discutons du programme des jours à venir avec Wilfredo, puis je m’allonge un peu.
14h30 : j’ai toujours mal au ventre, je décide d’aller manger un peu.

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