Ce qui me motive

Hombres n’est pas seulement la découverte d’une région. C’est aller à la rencontre des individus et essayer de comprendre, au travers d’un reportage photographique, leurs modes de vie dans les milieux difficiles et populaires que l’on trouve en Amérique du Sud.

Comment les petits agriculteurs d’Amazonie s’organisent-ils face à la mondialisation qui menace leur unique source de revenus ? Quel est le fonctionnement des structures d’entraide qui se créent dans les bidonvilles de Buenos Aires ou de Lima ? Comment les indiens Mapuches luttent-ils pour la restitution de leurs terres et de leur identité dénigrée par la constitution de leur propre pays ? Comment les populations allient-elles le travail infantile – révoltant mais plus que nécessaire dans certaines régions pauvres – avec l’éducation des plus jeunes ?

Hombres se fera le témoignage photographique de leurs luttes, tout comme celle des mères célibataires des bidonvilles de Buenos Aires, unies pour la survie au travers du Red Social Madres Solidarias ; ou comme le combat de l’association Los niños de Atacama, qui à laide de son école et sa cantine quotidienne, permet aux enfants de la Puna l’accès à l’éducation au cœur du désert argentin ; ou encore le combat des ouvriers des exploitations pétrolières Total en Terre de Feu.

Mon objectif n’est ni de juger, ni de venir dicter un mode de vie déjà trop imposé, mais plutôt de demander aux populations un peu de leur temps pour essayer de comprendre leurs revendications et leurs actions pour se faire entendre.

Je rencontrerai, au cours de mon voyage, de nombreuses associations qui se battent pour le respect des droits fondamentaux des populations, aussi bien dans les favelas des grandes villes que dans les zones les plus reculées. J’observerai également sur les lieux de travail l’action des syndicats qui luttent pour des conditions de travail décentes et la survie des plus petites exploitations menacées par les multinationales. Je souhaite approcher ces réalités pour rompre avec mes a priori tout en me donnant le temps d’établir des liens durables avec les personnes que j’aurai rencontrées. Ainsi, mon reportage ne sera pas le résultat du passage à l’étranger d‘un simple individu, mais l’aboutissement d’une amitié et d’une confiance que j’aurai su gagner.

Par mon témoignage, je désire me faire le porte parole des activités de ces associations, syndicats ou groupes de personnes, à travers différentes actions de communication : expositions photographiques, articles dans la presse, brèves radios, interventions en milieu scolaire, organisation de rencontres avec les protagonistes de Hombres