Paysage dénaturés d’Amériques Latines (2008-2009)

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À l’heure où l’on parle de développement durable pour préserver la planète, je peux témoigner que les dégâts sont déjà visibles. Si l’on souhaite que nos enfants puissent profiter de la Terre, cultiver son sol, boire son eau et respirer son air, notre but ne peut être la préservation de ce système, mais plutôt sa modification profonde sinon le risque est grand qu’il n’y ait pas beaucoup de générations futures.

Il y a encore un demi siècle, populations et industries cohabitaient. On produisait déjà des déchets (dont la toxicité n’était pas connue), mais dans une quantité bien moindre. Depuis une trentaine d’années, une accélération s’est produite. La société de consommation des pays occidentaux a engendré une exploitation maximale des ressources du sol laissant en marge la grande masse des populations dans les pays du Sud. Certains disent que nous sommes passés d’un capitalisme industriel à un capitalisme financier Ce qui est sûr c’est que nous vivons dans un monde où seuls les profits immédiats comptent au mépris des hommes et des femmes.
Nous sommes dans l’univers du jetable et dans certaines régions du globe, la méthode est simple : on s’implante dans un lieu, on l’exploite au maximum et on en change dès que l’affaire est moins rentable ou que la terre est dévastée.

Dans cette sélection de photographies, j’ai souhaité illustrer les différentes étapes de ce processus.

  • Avant l’arrivée des méga-industries,
  • pendant l’exploitation,
  • après l’abandon
  • et toutes les conséquences sur des territoires désolés et la vie des populations.


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Zone encore vierge, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive que son sol contient un minerai précieux... (Mendoza, Argentine) Ce lac va être asseché pour permettre aux sept centrales hydroélectriques de la région d'avoir la quantité d'eau nécessaire afin de créer de l'électricité dont la population n'a que faire (35% est destiné aux mines de cuivre, 29% à l'industrie et 11% au c Une entreprise de cellulose est en train de construire un canal jusqu’à cet océan afin d' y rejeter ses déchets toxiques (Valdivia, Chili) Les habitations et les champs cohabitent dans cette région fertile (Aréquipa, Pérou)
Culture de riz (Lima, Pérou) Les populations creusent leur terrain jusqu'à six mètres de profondeurs pour récupérer la terre nécessaire à la création des briques qui iront cuire dans cette usine (Lima, Pérou) Du potassium se trouve sous cette réserve de sel (l'une des plus haute du monde) La terre est retournée à la pelleteuse, ce qui ne sert pas est envoyé dans le fleuve, entrainant de nombreuses particules en supsensions, première cause de mortalité chez les animaux.
La Rinconada. La pollution des chercheurs d'or s'en va dans cette lagune puis traverse toute la région. En aval, 30 à 50% des bêtes meurent chaque année à cause de la contamination. L'usine est fermée pour problèmes bancaires, 3500 personnes sont licenciées et 16 milles familles dans le besoin La Oroya, 5ème site le plus pollué au monde Fenêtre sur mur de briques
Pisco, Pérou, deux ans après le tremblement de terre. En travaux La Rinconada, 40 milles personnes travaillent et vivent au milieux de leurs déchets, à 5400 mètres d'altitude
Restes Desert de trains Route traversant un désert La fin

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